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Pre to postmortem : Du Sprint à l'arrivée [partie 3]

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Pre to postmortem : Du Sprint à l'arrivée [partie 3]
Ce texte est la libre traduction de l'article paru sur The Verge dont la reconstitution des faits a fait l'objet d'un fastidieux travail documentaire par son auteur, Chris ZIEGLER C'est aussi une adaptation, actualisée avec les informations parues (fin aout 2012) depuis sa publication, qui cherche à vous donner une lecture plaisante des évènements qui se sont effectivement déroulés. C'est FredW   qui ainsi réécrit cette histoire, en hommage aux communautés palmOS et webOS, que ce soit à leur talent ou à leur rare convivialité.

Malgré la victoire de Luna, le travail de Mercer sur Prima, le projet initial n'est pas encore défait.
Des prototypes Prima avaient commencé à apparaître dans les bureaux de Palm autour d'avril 2008.

Luna était loin d'être parfait, surtout en cours d'exécution dans tout le 256 Mo de RAM prévus avec le Pre original.

Le système épuiserait régulièrement cet espace mémoire espace limité. Pour aider à accélérer les choses, l'équipe de Luna avait décidé d'embarquer le moteur de JavaScript V8 haute performance de Google, faisant de Palm la première entreprise à porter V8 sur un terminal mobile ; Android n'aurait pas cette chance jusqu'à Froyo.

C'est d'ailleurs une situation délicate à laquelle fait face Palm, l'émergence du futur leader du marché se situe précisément à ce moment, et bien évidemment l'erreur face à iOs ne peut plus se répéter: Android avait déja été annoncé, et à ce moment-là, le G1 de T-Mobile (4e opérateur US) n'était plus qu'à quelques mois de sa sortie.

La concurrence était féroce et la méfiance à un niveau record. « Nous avons eu la visite de gars avec de faux noms, droit à l'affichage des listes de diffusion de Google [posant des questions indiscrètes]... Nous ne voulions déballer sur la place une banderole affichant « Hé les mecs, Palm est en train de faire quelque chose avec WebKit, » selon un ingénieur.

Pour aider à dénouer le conflit Prima-Luna, la compagnie organisait régulièrement des « bake-offs » où les deux équipes s'efforceraient de mettre en œuvre les principaux éléments de la fonctionnalité du mieux qu'ils pouvaient dans un délai défini. Chaque source ayant eu connaissance des résultats, avec qui nous avons pu parler, a déclaré que Luna alignait constamment Prima tant pour la vitesse de développement et de la qualité du produit final.

Dès mi-2008, Mercer et ses alliés sont devenus inutiles, découragés et mis hors circuit.
Pour eux, Luna était devenu un combat politique et personnel. Une source nous dit qu'ils ont érigé physiquement des rideaux autour de leurs bureaux — qui à l'habitude ont un style paysager, sur plateau entier — pour se retrancher des autres ingénieurs, dont la plupart était des adeptes de Luna.

Alors que l'équipe de Luna avait été en mode furtif pour un mois, Mercer avait été reçu le même délai pour tenter de résoudre certains des problèmes de Prima. « C'était par principe seulement, » dit un ancien employé. Tout le monde avait été convaincu que Luna était l'avenir à ce moment-là, et Abbott a finalement annoncé que Prima serait mis de coté.

Une prise de décision vitale pour la plateforme, mais une perte de temps et d'énergie intervenant à un moment critique — qui aurait scellé l'avenir pour la marque Palm — vient d'être faite six mois seulement avant Vegas et le CES de janvier 2009!

Mercer a été reclassé dans un nouveau rôle, la recherche des moyens d'optimiser WebKit, mais des sources nous disent qu'il a rapidement continué à faire l'inutile promotion de Prima : il démontrait que le webkit « n'était pas prêt pour le prime time de Vegas».

Et d'une manière, il avait raison, à cette époque, car Luna  n'était pas prêt pour le CES, bien que les ingénieurs Palm s’y étaient épuisés, essayant de tenir le délai. « Il était évident que ce truc était l'avenir », nous dit une source de haut niveau.

Comme le dit la proverbiale sagesse canadienne des hockeyeurs sur glace, ils essayaient de patiner là où ils croyaient qu'allait le palet ; Mercer essayait de patiner là où il était.

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« Nous avons répété la sortie comme un événement Apple. » 

À ce moment-là, la couche d'interface utilisateur entière était régulièrement remise au propre et tout le monde était sur le pont pour que Luna soit malgré tout prête à montrer sur scène en janvier. Soirées continuant tôt le matin, lever au petit jour, l'exercice était remis à l'ouvrage quotidiennement.

Palm craint évidemment plus que tout la réaction de Sprint apprenant qu'une partie importante de la plate-forme a été abandonnée et réécrite en juste un semestre: Pour les cadres de Sprint le discours officiel parle juste d'un « reskinning », un reliftage. On leur avait certes déjà été démontré Prima, dans l'intervalle, mais ils n'avaient en fait vu qu'une version verrouillée de l'application Téléphone.

Il n'y a tout simplement pas le temps de sortir une version fonctionnelle à temps; cependant, beaucoup de travail de l'équipe Prima a été consacré sur l'interaction de son vieux noyau Java avec la couche d'interface utilisateur. Les développeurs tiers n'ont jamais eu accès au framework Java, mais il est bien là. « Rien n'aurait du subsister de Prima au-delà de 2009, et pourtant …» déplore un ingénieur.

Fin 2008, Duarte, Colligan et Rubinstein entameront l'approche finale du Consumer Electronics Show avec tout ce qu'ont pu produire leurs ingénieurs, Luna pas encore finalisé, et pour les manques, du Prima limité.
Ils ont compris la gravité de la situation — dans l'esprit, monter sur scène sans texte, grâce à un souffleur, et ils devaient être parfaits. « Duarte répète tous les jours, et on devait prendre des notes, » nous a dit un membre du personnel. « Nous avons répété comme pour un événement Apple. »

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Et en effet, l'événement du CES tient toutes ses promesses; le Pré est une vedette en janvier: le matériel et le logiciel mis en scène collent des sourires sur les visages d'une foule nombreuse, envoûtée dans la salle de bal à l'hôtel Venetian, qui est un des piliers pour les annonces majeures chaque année du show de Las Vegas.
« C'est un triomphe énorme pour Palm. Tout le monde fut bluffé », note  Joshua Topolsky écrivit dans son liveblog Engadget .

Il y avait juste une certaine confusion et la déception que Sprint — un opérateur plus petit et limité au CDMA — ait l'exclusivité, et que la date de sortie ne soit qu'un vague « premier semestre 2009 » sans que tout cela ait été une source réelle de préoccupation. Trouver des commentaires négatifs dans l'unanimité et l'enthousiasme entourant webOS ou le Pre, était bien difficile à ce moment.

Topolsky et moi nous sommes retrouvés dans une petite salle de réunion juste quelques minutes après la Conférence de presse,  où nous avons eu une demi-heure pour jouer avec le Pre. Vu l'affluence, c'était agité, mais c'était presque aussi convaincant que ce que Matias Duarte venait  juste de démontrer devant une salle comble ; Topolsky a estimé que Palm avait essentiellement toutes les pièces en place pour livrer un produit solide.
 
« L'empereur n'avait pas de tunique »

Les démos au CES n'étaient pas un fake, loin s'en faut, mais de vastes étendues de fonctionnalités critiques étaient toujours planquées sous le tapis. « L'empereur n'avait aucun vêtement », nous dit une source.
Bien que Palm avait abandonné les fondamentaux de Prima pour webOS, et n'avait gardé le code en place que pour gagner du temps, il y avait encore énormément de travail à faire pour obtenir un Pre prêt à livrer, et tout le monde à l'intérieur de l'entreprise le savait bien.

L’essentiel est d’avoir pu démontrer le multi-taches, les notifications et Synergy ; qui étaient les points innovants de webOS,  et qui, encore de nos jours, sont ceux qui ont la meilleure interface sous un système d’exploitation mobile qui reste encore en 2012 de nouvelle génération face à tout ce qui existe.
Palm a pris la décision controversée d'empêcher tous les médias présents au CES de toucher le téléphone avant le lancement effectif, ce qui a amené certains à commencer à se poser des questions sur la préparation de l'entreprise.

Le lancement de "l'iPhone-killer", pendant ce temps, avançait à pleine vapeur chez Sprint. Le Pre est considéré comme un atout énorme pour cet opérateur à l'époque.

En fait, Sprint fait certifier le Pré pour utilisation sur le réseau avant qu'il soit même terminé, une rareté dans l'industrie américaine sans fil — seul l'iPhone avait eu cette distinction au préalable.
Le Pre est donc lancé aux États-Unis le 5 juin 2009, dans le délai annoncé six mois plus tot au CES, « la première moitié de 2009 ».

Quelques jours plus tard,  Ed Colligan démissionne de la présidence de Palm et passe la main à Jon Rubinstein, qui avait déjà été profondément impliqué dans la direction de Palm.
Le changement de garde était total pour l’épreuve du feu bien risquée de webOS.
 
Blowfish et l'accord qui « dévasté » Palm

Le lancement, à certains égards, n'était qu'un début. « Nous avons biaisé beaucoup de choses » dans les premières versions, affirme une source.

De fait, les mises à jour 1.0.3, 1,2, 1.2.1, 1.3.1 1.3.2 et 1.3.5 toutes lancées avant la fin de 2009, ne sont que de palliatifs permettant de combler les nombreuses lacunes et de fixation des bugs que l'équipe n' avait pu résoudre dans sa course haletante pour que le pré soit prêt (!) à l'heure.

En interne, Palm a recours à un système dualiste dispendieux en talents pour nommer les nouvelles versions du logiciel : Les versions majeures étaient des noms de poissons dans l'ordre alphabétique (webOS 1.0 était « Albacore », par exemple), tandis que les versions mineures sont des noms d'alcools qui a commencé avec la même lettre (comme « Absinthe »). Vers la fin de 2009, se concentrer sur une Maj nommée Germon en même temps que Blowfish, mieux connu sous le nom de webOS 2.0, donnait mal au crane difficile pour soutenir la motivation principale: 

À certains égards, comme le Pré2, Blowfish est ce que les ingénieurs Palm auraient voulu livrer le premier jour : c'est la vraie « de-Mercer-ization » de la plate-forme, selon un vocable interne courant chez Palm en ce temps: À la différence de Germon, qui conserve les lignes de code Java (Prima reste encore un temps présent avec des crochets spéciaux au milieu de partitions de code Luna), Blowfish serait un effort d'éradication complet des vestiges de Prima. Pour la première fois, Java aurait entièrement disparu de webOS.

Mais la mise au propre de l’Os et la simplification de sa syntaxe seront désormais la promesse de fidélité des homebrewers, qui améliorent sans relâche et gratuitement les fonctionnalités webOS depuis son lancement.
Pendant ce temps, commercialement le Pré « minus » n'est pas le blockbuster que tout le monde espérait; "l'iPhone killer" prête à sourire pour ses adversaires.

Si la décision de lancer une exclusivité sous Sprint a été fréquemment citée dans nos entretiens comme létale, la situation a encore empiré avec une campagne de publicité bizarre qui comportait une femme vaguement dérangeante, fantomatique, invitant les téléspectateurs à se laisser aller (« just go with the flow ») — un slogan et un visuel tellement étranges, que la campagne n’a inspiré qu’une série de parodies sur Youtube.

L'appareil lui même donne une impression de finition cheap, malgré son agréable designen galet. L'écran plastique facilement rayable semble fragilement fixé au clavier-tiroir, dont le jeu est appelé effet "Oreo" par les utilisateurs.
Mais telles ne sont plus les préoccupations de Palm, alors en pleine négociation de la transition avec Verizon, qu'il avait voulu dès l'origine comme primo-opérateur: 

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Verizon a placé une commande pour un nombre extraordinaire de l'évolution du Pré et du Pixi ("plus"), Palm ayant en poche les promesses que le Pré Plus soit son téléphone vedette 2010.
 
Le lancement du Droid en novembre 2009 a vidé l'air, comme une bombe thermobarique

Ce sera la dévastation. Tout simplement, l'opérateur leader du marché US ne va ne pas honorer cette commande, portant un coup fatal à l'existence de Palm comme société indépendante.
En effet, le lancement du Motorola Droid en novembre 2009 va suffoquer  Palm, qui sera pris complètement à contre-pied.

Rétrospectivement, Verizon a sans doute utilisé Palm comme lièvre en passant un deal plus lucratif avec Google et Motorola qui deviendraient son fer de lance.

Bien sûr, le Droid, est devenu une réussite extraordinaire, et préfigure un OS qui va occuper 60% de son marché. Un chiffre à  la hauteur du désastre d'une même ampleur vient de se nouer pour Palm.
Les ressources marketing que Verizon avait promises aux ventes Palm se sont en grande partie évaporées, et le peu de publicité faite suggérait un jeu de mots facile à connotation phallique sur le "Pré Plus" qui vient couronner le tout.

Verizon refuse donc les importantes livraisons de périphériques Palm fabriqués pour cet opérateur, portant un coup fatal à la trésorerie de l'entreprise  — en fait, plusieurs sources ont décrit la situation comme le dernier clou planté dans le cercueil de Palm.

Ce faux pas coûta des centaines de millions de dollars de trésorerie, et l'équipe de direction de Palm se rendit rapidement compte au début de 2010, seulement six mois après la sortie du premier Pré, un an après la gloire de Vegas, qu'il n'y n'avait aucune issue de survie issue sans revente. Il y avait assez d'argent de coté à la banque sur lequel faire vivre la structure pendant un certain temps, mais certainement plus assez pour faire avancer la plate-forme et le portefeuille de produits.

Même de nos jours, les anciens employés sont réticents à parler du processus d'acquisition qui s'ensuivit, masqué dans le secret de haut niveau.

Duarte se trouvait trimballé dans des réunions pour dévoiler toute cette technologie Palm acquise avec les meilleurs, à la dure, à des personnes parfois anonymes qui ne savaient rien et qui n'étaient pas autorisés à être initiées sur les secrets de webOS. « Parfois vous pouviez deviner qui c'était. Vous disiez, « oh, cela doit être Samsung, » selon un participant.
 
« On s'est fait serrer à gauche et à droite. » 

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À un certain moment, il est devenu évident en interne que HP était le favori pour racheter Palm.
Ces choses vont vite.

Plusieurs sources décrivent Mark Hurd, prochain président de HP,  et Todd Bradley (ex PDG PalmOne de 2001 à 2005, l’époque des Treo) , qui a dirigé le Personal Systems Group (PSG de HP), littéralement « gung-ho » (enthousiastes et naïfs) sur l'entreprise et de sa plate-forme.
Dans un effort pour faire revenir la compagnie à ses jours de gloire, Hurd venait de terminer de laisser autant de place possible à Palm chez HP.

Mais il savait déjà bien que le premier constructeur informatique mondial ne serait pas éternellement une vache à lait pour le nouvel arrivé. Il déclarera d'ailleurs un peu plus tard que le groupe n'avait pas acheté Palm pour faire des smartphones.

Hurd cherchait à projeter en avant HP, et il comprenait l’acquisition d’un OS mobile comme une pierre angulaire pour cette stratégie. Lui et Bradley ont pu envisager un futur pour Palm au sein du Groupe.

L'accord a été annoncé à la fin avril 2010 et signé le 1er juillet, pour à peu près 1,20 milliards $.

HP communique sur son intention de « redémarrer »  webOS. Le moral à l'intérieur des bureaux de Palm remontait enfin : tout le monde savait que HP avait désormais les moyens nécessaires à Palm pour fabriquer des produits solides face à la concurrence, avec Hurd comme Bradley résolus à mettre le paquet.

Hurd a déclaré qu'il voulait webOS partout chez HP, sur des imprimantes et comme ses PC — c'est une plate-forme de HP pourrait appeler la sienne, et il voulait une diffusion mondiale.

Une nouvelle équipe à Fort Collins, (Colorado) a commencé à travailler sur le portage de webOS sur Windows.
HP a effectivement fait démontrer webOS sur une imprimante dans son siège de San Diego, mais personne ne trouvait d'issue marketing; qui d'ailleurs aurait pu comprendre comment vendre un smartphone greffé sur une imprimante jet d'encre, et trouver la marge pour rendre cet hybride rentable: L'unité n'est jamais sortie.

Pendant ce temps, HP a presque immédiatement ordonné que Palm mettre une tablette en haut de la liste de ses objectifs prioritaires.

La plupart de l'organisation de l'ingénierie a été laissée sur la finalisation de webOS 2.1 afin de permettre la sortie du dernier terminal Palm, le Pré 2, tandis que d'une petite équipe sous la direction de Matt McNulty avait déjà commencé dès mars sur la mise en place de la nouvelle génération de  framework, plus souple — Enyo —, et la mise au point de webOS 3.0 dénommé « Dartfish » (webOS 2.1 avait pris le nom de code « Catfish») destinée à la tablette.

Il est rapidement devenu évident, cependant, que les financiers de HP (jusqu'à et y compris la directrice financière Cathie Lesjak) ne suivaient pas l'enthousiasme de Hurd.

Ce n'est pas tout. L’approvisionnement en composants est verrouillé à cette époque ; Apple domine quasiment seul toute la chaîne de sous-traitance et de production des smartphones; il a fallu un énorme engagement — le genre d'engagement que seul un géant comme HP pourrait offrir — pour faire pencher la balance.
« Nous avons ordonné à nos sous traitants de fournir à HP des écrans de meilleure résolution [pour le Pré 3] ». Pour entendre: « Apple achète tout!. Nous aurons besoin de construire une usine pour produire de tels écrans - et ils n'étaient pas disposés à faire cet investissement» a déclaré une source.

« La même chose s'est passé avec des caméras. Nous aurions cherché n'importe quelle pièce, Apple aurait raflé les stocks! On s’est fait serrer à gauche comme à droite. »

Sans liberté pour HP dans ses approvisionnements, Palm a été malheureux dans ses choix des composants pour ses nouvelles machines — un problème qui aurait grevé particulièrement le prochain TouchPad, dont le niveau de finition sera comparé au premier iPad, alors que sort la seconde version de la tablette Apple : L’histoire du Pré face à l’iPhone recommence.

Des personnages clés ont commencé à quitter à ce moment Palm.

Mike Abbott, qui avait joué un rôle déterminant dans la mise au point de Luna, et la sortie du Pré, quitte HP pour Twitter quelques jours avant l'annonce de l'acquisition.

Puis Matias Duarte — l'homme qui, à bien des égards, représente l'âme de webOS — a annoncé son départ en mai pour rejoindre à l'équipe Android son vieil ami Andy Rubin, un travail qu'il avait refusé deux ans auparavant quand il avait choisi Palm. Bien que l'acquisition de HP puisse avoir accéléré son départ, Duarte était sur la sortie. « Matias nous laissait un travail accompli de longs mois pour adapter Blowfish sur une tablette webOS, mais il y avait encore beaucoup de travail à faire.
 
En août 2010, Palm dont les produits ne porteront désormais plus le nom, endurait ce qu’une structure absorbée dans un groupe subit, mais au moins Hurd et Bradley affichent encore l’intention de pousser webOS dans toute l'organisation.

Pas pour longtemps. Le pire est à venir.

Hurd démissionne soudainement au milieu d’un scandale de harcèlement : un des alliés de plus ardents (et le plus importants) de Palm à l'intérieur de HP fait sa sortie incongrue, comme dans une mauvaise série américaine.
Cerise sur le gateau, le conseil d’administration du groupe choisit alors un parfait inconnu : Léo Apotheker, ancien PDG de SAP. Une fois de plus, comme par malédiction — une transition intervient à un moment particulièrement cruciale pour Palm, qui travaille sur une mise à jour critique, sur sa première tablette, et plusieurs nouveaux téléphones.

L'histoire bizarre, quasi vaudevillesque de la courte présidence d’Apotheker à la tête de HP est bien connue ; mais elle n’est pas centrée sur le destin de Palm. Le nouveau Pdg a hérité de nombreux problèmes de Hurd, mais a une vision propre pour les résoudre : Hurd voyait l’avenir du groupe dans l’investissement dans des entreprises à forte croissance (comme le mobile ou le cloud computing), Apotheker était lui « un gars du virtuel » — il rêvait de réaliser la prochaine IBM, une entreprise qui jouit d'une marge énorme sur les applications et services sans les frais généraux d'un constructeur, fût-il le premier au monde, comme HP.

Et la marque du désintérêt d'Apotheker dans Palm a été presque immédiat.

Parmi nos interlocuteurs, il y des rumeurs d’une unique visite au campus de Palm, bien que personne ne pouvait dire exactement quand elle a eu lieu ou ce qu'il y a fait.

Les fortes individualités de Palm sont rapidement devenues du gibier de chasse de tête. Chacun a obtenu une rencontre personnelle avec Rubinstein où il pourrait essayer de les convaincre de rester, mais les départs de talents se sont vite succédés.

Tout cela se passait au beau milieu de la préparation de la tablette, dont l’annonce interviendrait au CES 2011, comme si l’histoire devait se répéter, et que Palm était frappé d’une malédiction. 

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Le TouchPad a été approuvé en août 2010; l'équipe matériel avait déjà commencé à se préparer dès juillet, mais la petite équipe dirigée par McNulty n'a eu le support de la majorité de l'ingénierie qu’après la sortie de Blowfish (2.0, pour le Pré2) en septembre.

Le premier prototype  — une tablette construite avec des « rebuts d’iPad» selon le termes du personnel de Palm — n'est finalisé que fin novembre.

Pendant ce temps, les fuites d’ingéniérie logiciel se font en masse chez Google, y compris l’architecte de Luna Greg Simon.

Le TouchPad a aidé à reformer les rangs dans une certaine mesure, mais comme dans la période qui avait précédé le Pré, Palm manque des moyens et HP ne fournit pas à sa filiale le soutien financier ou personnel nécessaire.
« Léo voulait que nous soyons neutres en termes de flux de trésorerie  », relève une source, ce qui signifie que Apotheker n'était pas disposé à investir un cent dans l'entreprise sans retour immédiat; Palm n'est pas un investissement à long terme pour lui.

En décembre, Palm a besoin de préparer l’annonce de la TouchPad et webOS 3.0 pour février de l'année suivante. Même scénario que deux ans avant, la firme s’engage, sans marge de manœuvre : Le travail est encore une fois bâclé lors de sa démonstration lors de l'événement à San Francisco.

HP insistait néanmoins que le TouchPad soit livré autour de mars, mais le personnel Palm n’a pu finaliser   avant juin un produit pouvant à peu près approcher sa mise sur marché.

Il a été immédiatement évident que le TouchPad serait un flop.

En effet, c’est peu glorieux : Au lieu de files d'attente, on reporte des piles d’emballages de la tablette dans les magasins Best Buy, qui s'attendaient pourtant à un solide intérêt pour la première tablette HP, si bien que, très vite, il renvoient chez Palm leur stock, et refusent de nouvelles livraisons.

Nos sources ne concordent pas sur l’échec de la tablette qui est pourtant bien innovante; on dit que c'était la décision de les livrer avec l’os 3.0 trop lent, plutôt que d'attendre les Maj mineures 3.0.1 ou 3.0.2. On parle encore de matériaux cheap. D'autres ont dit plus vraisemblablement que c'était le refus de HP à subventionner l'appareil, car techniquement elle ne pouvait pas se positionner en concurrente avec le nouvel iPad 2 vendu au même prix.
Stephen DeWitt remplace Jon Rubinstein comme vice président de webOS quelques jours plus tard. Ruby assume une « mauvaise promotion du l’aspect innovant de produit » de la compagnie tandis que DeWitt a assuré que «la marque Palm continuera d'évoluer »

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Un mariage malheureux, c'est comme une recette avec des ingrédients mal assortis. Un p’tit creux ?
  
« Léopocalypse »

Apotheker semble sauter sur l'occasion de reléguer la division Palm qu'il considère comme un poids mort depuis longtemps.

La « Léopocalypse » a fatidiquement pris la forme d’un communiqué HP le 18 août — juste six semaines après sortie de la TouchPad — énonçant laconiquement que la compagnie abandonnerait cette voie, cessant tout développement de matériel  et « explorerait les options pour optimiser la valeur du logiciel webOS, pour aller de l'avant. »

Presque tout le monde à l'intérieur de Palm a été pris par surprise, y compris Rubinstein, et le directeur du Personal Systems Group, Bradley, tous deux mis à l’écart de cette décision qui avait été préparée dans leur dos, au moins une semaine au préalable.

Exit la petite soeur de 7 pouces 3G de la TouchPad, le TouchPad Go, a tout juste deux jours de sa mise en production. Dehors, les deux « poisson-chat » du TouchPad annoncés lors de l'événement de février — le Pre 3 et le plus petit smartphone du monde, au bizarre diminutif Veer— dont la diffusion par AT&T et Verizon est purement et simplement annulée. Cloué au même pilori, webOS pour Windows pourtant finalisé dans sa version bêta par l'équipe détachée à Fort Collins.

(Le «Stingray» sans clavier était déjà mort aux yeux de AT&T: HP avait repoussé son lancement en 2012, bien trop tard)

Vous connaissez la suite, les fire sale et la foire d’empoigne sur les stocks restants de TouchPad bradés à 99$, un geste d’un cynisme rare (La demande pour le TouchPad à 99 $ était si forte que la vente interne aux employés de HP a fait à elle seule crasher le site marchand de la compagnie, partagé dans le même portail).

« Léo a été le pire de tout...  de loin la chose la plus toxique qui soit arrivée» a déclaré une source.

Les « options » auxquelles HP fait allusion dans son communiqué de presse incluent une possibilité de revente pure et simple de webOS, dans laquelle plusieurs à l'intérieur de l'entreprise voient le dernier espoir de sauver la plateforme.

Parmi les prétendants, Amazon et Facebook, même si les pourparlers ne vont pas très loin ; à la fin, les deux finalistes seront Google et Apple. « Il n'y a jamais eu d’offre par écrit, mais les tractations ont suffisamment duré pour que Google ait fait une offre verbale à HP, ». On pense que Apple n’a voulu que faire monter l’offre pour monter l’enchère de son concurrent.

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Meg, open source et la fin

Bien sûr, HP confirme qu’il n'a pas l’intention de vendre de webOS. Plusieurs sources disent que la compagnie a pris la décision stratégique de ne pas offrir la plateforme à un concurrent comme Google.

Il a commencé à apparaître que le groupe était disposé à passer en perte simple son investissement 1,20 milliards $ et à aller de l'avant avec la vision d’Apotheker avec un HP axée sur les services et logiciels d'entreprise.
Mais tout juste un mois après la décision d’Apotheker pour tuer le matériel Palm, contre toute attente, il se fait virer et l’ancien président de eBay, Meg Whitman, prend sa suite.

Meg Whitman
Meg Whitman
Pour les employés aux abois de Sunnyvale, c'était leur quatrième CEO en moins d'un an et demi (voire le sixième en moins de trois ans, pour les rares d’entre eux présents dans la compagnie depuis le lancement du Pre).

Palm part dans les limbes: l'équipe de matériel a été virée et l'équipe software mise sur la touche. Personne ne savait comment travailler, quelles orientations stratégiques prendre, ou s'ils pourraient être vendus.

« Nous tenions des réunions du personnel, simplement parce que nous nous sommes sentis déboussolés, sans pouvoir le montrer » dit un ancien employé.

Richard Kerris, responsable des relations développeurs, rejoint Nokia (qui vient d'ouvrir son nouveau Bureau également à Sunnyvale) après seulement neuf mois chez Palm, où plusieurs membres du personnel l’accompagnent.
Pourtant, restent encore en ce temps des employés clés.

Ruby, bien que sorti du feu des projecteurs , est impliqué dans les négociations de vente, et semble avoir manœuvré en coulisse pour sortir l'équipe logiciel de l’influence de Stephen DeWitt, vers une position « plus sûre », sous la stratégie d'entreprise (dirigée par Shane Robison qui a fini par prendre sa retraite en octobre). Samsung est approché, et les rumeurs vont si bon train que son président se fendra d’un communiqué de démenti – une décision qui aurait au demeurant du être plus murie, au vu des brevets accumulés par Palm et WebOs et de la décision rendue tout récemment par la justice californienne dans la récente « guerre des brevets »…

Certains ingénieurs ont eu l'occasion de faire une démo de Enyo, nouveau framework de webOS, sur un iPad 2 comme prototype. C'est une idée qui préfigure l'extraction de Enyo de l’univers webOS stricto sensu.
Tout le monde voulait s’informer du sort de la plate-forme ; en outre, beaucoup avaient fait leurs valises, et se tenaient prêts au départ.

Au début de novembre, Whitman a tenu une réunion avec les employés de Palm sans langue de bois : elle ne savait « pas encore comment procéder, et elle le leur a dit franchement» a dit une source qui avait prévu de quitter Palm après la réunion et qui a changé d'avis après avoir écouté Whitman. « La différence entre elle et Todd [Bradley], DeWitt ou Jon [Rubinstein] même... fut de ne pas aller jusqu'à dire, « vous devriez vous sentir fiers de travailler pour la compagnie» : C'était des excuses sincères. C'était genre « Je dois convaincre la Commission de financer ce projet »

Au début de décembre, Whitman a enfin annoncé le sort de la plate-forme : sa mise en open source avec promesse d'investissement, la contribution et la participation de part de HP. En théorie, l’open sourcing d'un Os mal diffusé est une proposition intéressante : la solution permet de réduire son niveau d'investissement par les travaux d’amélioration laissés à une communauté d’utilisateurs, en conservant les avantages d’un système propriétaire.
Idéal ? Dans la pratique, Nokia, qui ne s’est jamais  entendu avec la défunte Fondation Symbian est un parfait exemple du contraire.

L’arrivée précaire de Greenblatt au campus de Palm intervient à un moment extrêmement confus : Irruption de départs des derniers décisionnaires— à laquelle s’ajoute une reconversion de 200 personnes en septembre — et de luttes intestines pour le contrôle d’une plate-forme dont la stratégie open source s’avère délicate à conduire. Greenblatt quittera webOs deux mois plus tard, en mars.

Fin janvier  2012 intervient l’annonce publique de Open WebOS, basée sur la publication progressive de modules Open source de webOS 3.0, avec diffusion la version 1.0 complète en septembre.

Jon Rubinstein — le visage public du renouveau de Palm, un homme qui avait mené la barque webOS depuis 2008 — partit discrètement, sans même un communiqué de presse, deux jours seulement après l'annonce de openwebOS. Pour ceux qui connaissent Ruby, et à peu près tous ceux qui avaient suivi la longue saga Palm, c'est pas une surprise.

« Quatre années et demi à la poubelle »

dit-il à Topolsky par téléphone de son domicile au Mexique. « Ce que nous avons accompli en quatre  années a été incroyable. Et je ne pense pas que les gens comprennent que c’est ce qui nous a fait accomplir tout ce travail au cours de cette période qui était incroyable. »

En mai, McNulty — un des derniers fidèles autour de webOs quitte le navire avec d'autres membres clés de l'équipe Enyo pour aller chez Google, dans le groupe Chrome, où ils vous côtoient avec de nombreux anciens collègues y compris Greg Simon. Bien sûr, Matias Duarte (Android) ne sera pas loin de là, soit.

« Maintenant que McNulty est parti, je ne sais qui est sorti de l'enfer, » a déclaré une source. Des départements entiers de ce que fut l'équipe de webOS sont vacants ou presque vides. Bien que HP n'a jamais techniquement exclu la possibilité de sortir de nouveau matériel webOS, tout le monde convient qu'il ne le pourra plus, même si il voulait. Un retour serait « pratiquement impossible » car la main d’œuvre n’est tout simplement plus là.

Et la situation sur le front logiciel n'est pas bien meilleure : Le scepticisme aura régné jusqu’à la fin sur la tenue de l’objectif de septembre pour le lancement de webOS Open 1.0, particulièrement face aux licenciements internes chez Palm (qui ne compte guère que 170 personnes sur les 600 présents voici un an) ou dans le groupe HP. Des avantages fiscaux spécifiques à la fiscalité US justifient le maintien de Palm au bilan jusqu'au 1er juillet, soit le deuxième anniversaire de l'acquisition de HP.

Nous approchons de cette échéance, il semble que le choix se soit porté voici quelques jours sur une externalisation du webOs GBU vers une nouvelle structure nommée Gram ; mais personne ne peut dire encore dire si la structure est appelée à être revendue ou développée pour permettre d’exploiter des licences  openWebOs à des fabricants tiers.

De plus, Bradley ayant une compréhension saine des défis et du parcours de Palm, (chez qui il avait lancé la gamme Tréo avant de rejoindre HP en 2005),  et qui est un des acteurs de son rachat, est toujours là, et a pris la direction du Printing and Personal Systems GBU à la suite de l'arrivée du nouveau pdg. Tout récemment, il vient d'annoncer la création d'une sous division Mobility GBU en laissant filtrer que la stratégie HP sur les tablettes (les modèles Windows 8 restant dans la branche PC) connaitrait prochainement une forte inflexion sous son impulsion.

Et le dirigeant de cette nouvelle Global Business Unit n'est autre que l'ancien responsable de MeeGo chez Nokia, Alberto Torres, qui prend ses fonctions le 3 septembre...

Si l’avenir reste incertain, l’histoire s’arrête pas ici, loin s'en faut.

1.      HP a tenu ses engagements malgré tout : A la date de ce jour, soit à la veille de la sortie de openWebOs, la feuille de route de janvier aura été tenue tant bien que mal.

2.      Pour les constructeurs, HP a pris la décision de passer au noyau Linux standard dans l'espoir que cela faciliterait son « brouillon » sur des terminaux conçus sur Android en permettant l’utilisation des mêmes pilotes matériel de la production existante . Cela dit, certaines sources ont exprimé leur scepticisme face à cette décision — webOS a des spécifications importantes au niveau de son noyau pour la gestion de l'alimentation et la zone de gestes, et on ne sait pas si tout cela sera préservé.

3.      Pour les développeurs, s’ajoute le cadre de développement d’applications Enyo 2.0 qui est sorti il y a quelques semaines, et qui permet pour la première  fois d’utiliser un langage unique à toutes les plateformes mobiles

4.      Et la communauté webOs, même réduite, peut s’appuyer sur une solide équipe de Homebrewers, qui n’a eu cesse d’améliorer le système d’exploitation depuis son lancement, et reste fidèle, malgré son histoire tortueuse, à cette plate forme qui a certes de plus forts concurrents, mais… pas d’équivalent.

5.      La toute récente décision condamnant Samsung à payer à Apple une pharamineuse amende, quasi équivalente au rachat de Palm en 2010, pourrait peut être amener le sud-coréen à assouplir sa politique tout Android et se tourner vers des plateforme alternatives ; des terminaux Microsoft sont ainsi en préparation et ont été présentés récemment à Berlin.

Samsung, premier constructeur mondial (21% devant Nokia 19% puis Apple 7%) est en l’état condamné pour avoir violé avec sa version Android les brevets Apple (le zoom sur double clic « pincer-pour-zoomer » (pinch-to-zoom) ; l’apparence des icônes introduites par iOS ; la fonctionnalité de rebond sur scroll une fois arrivé à la fin d’une liste déroulante…)

Sauf revirement à l’audience du 20 septembre on avance vers une interdiction américaine de vente d’ici peu sur la plupart de la gamme du Sud Coréen. Et si elle se confirmait, cette décision ouvre la voie à d’autres procédures vers les autres constructeurs Android ayant mis en œuvre des fonctionnalités similaires…

Au-delà de Samsung, qui s’oriente vers Microsoft,on peut imaginer qu’un OS open source alternatif à Android ait, dans ces conditions, bien plus d’avenir… D'autant plus que l’acquisition de Motorola rend Google concurrent des constructeurs Android , position dans laquelle HP n’est plus depuis un an...

On commence à lire cette opinion (Wayne Lam), mais la majorité de la presse cite plutôt  Microsoft ou Rim comme probable alternative pour ces constructeurs, alors que le cout de leur licence sera un facteur de hausse des prix..., et leurs parts de marché au 30 juin (2.2 et 6.4%) demeurent modestes face aux majors que sont Google (64%) et iOS (19%)

Les événements s'accélèrent, la rentrée s'annonce porteuse de bons changements.

Pre to postmortem : Du Sprint à l'arrivée [partie 3]
Qui sait ? Espoir et attente sont le salaire des utilisateurs de webOS, et ils en sont riches, au-delà de toute déception.
 
« Un Millier de webOS va fleurir, j'espère. »

Palm aurait eu 20 ans cette année.

Difficile de considérer sans tristesse et nostalgie le destin du pionnier des PDA, qui a popularisé les smartphones, et mis au point une interface mobile révolutionnaire en un temps si court, avec des ressources si limitées, et dont le nom seul a su cristalliser une extraordinaire concentration de talents de l'industrie qui n’est pas prêt de se rééditer.
L’aventure déçoit. Mais son esprit demeure pour longtemps.

Laissons le dernier mot à un des rescapés de Sunnyvale :

« Beaucoup sont partis, dispersant avec eux le talent de notre équipe. Mille webOS vont bientôt partout germer, j'espère. » 

Right on, Palm


Rédacteur sur le site webOSFrance et Développeur sur la plateforme webOS sous le nom "ScienceApps",... En savoir plus sur cet auteur



1.Posté par coucodoro le 25/09/2012 18:11
La malédiction continue!
Firefox lance son système mobile open source et il a le soutient de gros opérateurs!
Quelques semaines avant openwebos!!
Arrive-t-il trop tard?

2.Posté par Umit le 25/09/2012 20:05
Une histoire bien triste, mais avec des hauts et bas en pic.
Merci pour la traduction.

3.Posté par Newbiez le 29/09/2012 15:48
Merci pour la traduction de cette chronique.

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Dimanche 21 Décembre 2014 - 15:26 Le retour en force de Palm confirmé

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