Dans un article récent du New York Times, Paul Mercer, un ancien de chez Palm vide son sac sur webOS :
« Palm était en avance sur son temps en essayant de créer un téléphone basé sur des technologies web, et nous n'avons pas été capable de réaliser ce projet ambitieux. Peut être même que cela n'était pas possible car la technologie n'était pas encore prête. »
Cette citation a été reprise par l'ensemble de la presse française high tech, sans prendre en compte l'historique de webOS. Ainsi, avant de titrer « webOS n'aurait jamais été performant » comme sur Linformaticien, il est important de remettre les choses au clair afin de ne pas propager de fausses idées sur webOS.
Tout d'abord, webOS a été crée sur un principe ambitieux : utiliser des technologies web pour faire fonctionner un système d'exploitation entier, ouvrant la création d'applications grâce aux langages web très faciles à utiliser. En un mot, tout webmaster est capable de créer une application sous webOS, qui reste encore aujourd'hui le système le plus simple à programmer (merci enyo d'ailleurs qui simplifie encore plus les choses).
webOS repose sur webkit, un moteur de rendu open source que l'on retrouve dans les navigateurs web par exemple. Il se trouve que ce webkit n'était pas lors de la sortie en 2009 du Palm Pre aux U.S, assez optimisé pour obtenir une expérience satisfaisante sur un smartphone. Il faut bien l'avouer le Pre première génération (que nous n'avons pas connu en Europe) était une version beta de téléphone. C'est véritablement avec le Palm Pre Plus (le premier à arriver en France chez SFR) et Palm Pre 2 que la performance du système webOS s'est améliorée.
>> Est ce donc une fatalité d'avoir choisi le webkit ?
Pour répondre à la question, je vais faire appel à un ami : Lithium Benchmark, logiciel qui indique avec une valeur synthétique la performance d'un système sous webOS. Permettant à tout utilisateur de soumettre des valeurs de test, Lithium Benchmark constitue petit à petit une base de données des performances de chaque version de webOS.
« Palm était en avance sur son temps en essayant de créer un téléphone basé sur des technologies web, et nous n'avons pas été capable de réaliser ce projet ambitieux. Peut être même que cela n'était pas possible car la technologie n'était pas encore prête. »
Cette citation a été reprise par l'ensemble de la presse française high tech, sans prendre en compte l'historique de webOS. Ainsi, avant de titrer « webOS n'aurait jamais été performant » comme sur Linformaticien, il est important de remettre les choses au clair afin de ne pas propager de fausses idées sur webOS.
Tout d'abord, webOS a été crée sur un principe ambitieux : utiliser des technologies web pour faire fonctionner un système d'exploitation entier, ouvrant la création d'applications grâce aux langages web très faciles à utiliser. En un mot, tout webmaster est capable de créer une application sous webOS, qui reste encore aujourd'hui le système le plus simple à programmer (merci enyo d'ailleurs qui simplifie encore plus les choses).
webOS repose sur webkit, un moteur de rendu open source que l'on retrouve dans les navigateurs web par exemple. Il se trouve que ce webkit n'était pas lors de la sortie en 2009 du Palm Pre aux U.S, assez optimisé pour obtenir une expérience satisfaisante sur un smartphone. Il faut bien l'avouer le Pre première génération (que nous n'avons pas connu en Europe) était une version beta de téléphone. C'est véritablement avec le Palm Pre Plus (le premier à arriver en France chez SFR) et Palm Pre 2 que la performance du système webOS s'est améliorée.
>> Est ce donc une fatalité d'avoir choisi le webkit ?
Pour répondre à la question, je vais faire appel à un ami : Lithium Benchmark, logiciel qui indique avec une valeur synthétique la performance d'un système sous webOS. Permettant à tout utilisateur de soumettre des valeurs de test, Lithium Benchmark constitue petit à petit une base de données des performances de chaque version de webOS.
Evolution des performances de webOS : les chiffres
Nous allons nous interesser tout d'abord à l'indice de performance de webOS à travers les différents matériels de l'ère Palm/HP de 2009 à aujourd'hui : c'est à dire : Palm Pre Minus, Palm Pre Plus, Palm Pre 2, HP Pre 3. Evidement, le matériel évolue, mais cela donne une idée de l'amélioration de l'expérience utilisateur.
Note : Plus l'indice est bas, plus la performance est élevée !
Note : Plus l'indice est bas, plus la performance est élevée !
Evolution de la performance de webOS à travers les différents hardware HP/Palm (2009-2011)
On passe d'un indice de 920 (peu performant) pour la première machine à un indice de 100 (très performant) pour le dernier matériel, le HP Pre 3. Sur cette période, la qualité de l'expérience utilisateur a donc été très fortement augmentée ! (une performance quasiment multipliée par 9 !)
Cependant, si on veut prendre compte de l'optimisation de webOS en soi, il faut comparer deux versions de webOS sur une même machine. Prenons par exemple le Palm Pre Plus dans sa version initiale 1.4.5 (Avril 2010 ), et la dernière évolution de la machine : webOS 2.1 (Mars 2011 ). Les résultats parlent d'eux mêmes dans le graphique suivant :
Cependant, si on veut prendre compte de l'optimisation de webOS en soi, il faut comparer deux versions de webOS sur une même machine. Prenons par exemple le Palm Pre Plus dans sa version initiale 1.4.5 (Avril 2010 ), et la dernière évolution de la machine : webOS 2.1 (Mars 2011 ). Les résultats parlent d'eux mêmes dans le graphique suivant :
Evolution de la performance de webOS entre la version 1.4.5 et 2.1
La performance du système est augmentée de 60% entre le passage de webOS 1.4.5 et webOS 2.1. Palm à l'époque a vraiment bossé dur pour obtenir un gain aussi grand de performance et chaque utilisateur de webOS a senti la différence au passage en 2.1.
La démonstration est identique pour le HP TouchPad de webOS 3.0.0 à webOS 3.0.4, la performance a augmenté de 7% depuis juillet 2011, soit sur une période de 6 mois
La démonstration est identique pour le HP TouchPad de webOS 3.0.0 à webOS 3.0.4, la performance a augmenté de 7% depuis juillet 2011, soit sur une période de 6 mois
Conclusion
Je reprends donc la citation du début de l'article : « webOS n'aurait jamais été performant » : Je viens de vous prouvez le contraire. webOS était sous performant au départ, mais il y a eu énormement de progrès depuis le temps. Il serait préférable d'éviter de faire des raccourcis dans la presse et de propager de fausses idées sur webOS. Le mieux pour éviter les contre sens, c'est de parler de ce qu'on connait...
Amicalement,
Marc Aurélien | @marcaurelien | ScienceApps
Amicalement,
Marc Aurélien | @marcaurelien | ScienceApps
Source NYT
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